Critique de film : 1899 (série)

Résumé de la série 1899 (2022) : La série suit les circonstances mystérieuses du voyage d’un bateau d’immigrés d’Europe navigant vers New York. Les passagers sont tous d’origines différentes mais partagent les mêmes rêves et espoirs quant au nouveau centenaire et à leur avenir à l’étranger. Lorsqu’ils découvrent un autre navire à la dérive en pleine mer, disparu depuis des mois, leur voyage prend une tournure inattendue. Ce qu’ils trouvent à bord va transformer leur voyage vers un monde meilleur en une véritable énigme cauchemardesque, révélant des liens entre chacun des passagers, entremêlés dans une toile de secrets. 

Ressenti :

Installée à bord du Kerberos, un navire à vapeur de migrants voyageant de l’Europe à New York, la dernière série de Netflix, 1899, suit l’éventail de passagers du navire qui espèrent une vie meilleure au tournant du siècle en Amérique. Cependant, leur voyage s’avère tout sauf simple.

Quatre mois auparavant, le Prometheus, un autre navire de la même compagnie que le Kerberos, avait disparu en cours de route. Avec cette disparition toujours très présente dans l’esprit des passagers et de l’équipage, il y a un sentiment palpable d’appréhension qui enveloppe leur voyage. Ainsi, lorsque le Kerberos reçoit soudainement des coordonnées anonymes, peut-être du Prometheus, et qu’il change de cap pour enquêter, l’indignation s’ensuit. Et c’est ici que le mystère au cœur de 1899 commence à se dévoiler.

La saison s’ouvre sur des visuels impressionnants, capturant la grande échelle des paysages et des océans qui servent de cadre à une grande partie de l’histoire. Plus précisément encore, le navire sur lequel se trouvent les personnages de la série prend vie de manière vivante grâce à la conception somptueuse de la production. Avec des salles à manger luxueuses et des cabines somptueuses, le style de vie des passagers de première classe devient rapidement pleinement réalisé.

Bien que là où il y a un étage, il doit aussi y avoir un rez-de-chaussée. Comme on pouvait s’y attendre, les ponts inférieurs ont une apparence beaucoup plus basique et exiguë, montrant à quel point tous les passagers du Kerberos ne profitent pas de l’expérience de première classe susmentionnée. Même au-delà de ces quartiers, l’infrastructure métallique sale et couverte de combinaisons de la salle des machines crée une image intense des conditions difficiles que de nombreux membres d’équipage sont obligés d’endurer.

Avec ce cadre en couches, 1899 excelle à créer de l’espace dans le navire pour que les personnages interagissent et que l’histoire se développe. Le sens de l’échelle est toujours ressenti et offre un potentiel illimité de mystère et d’intrigue. Ce souci du détail se retrouve également dans la conception des costumes du spectacle, qui est incroyablement variée grâce à la diversité des nationalités et des classes représentées par la collection de personnages.

Une grande partie du premier épisode est consacrée à l’introduction de cette richesse de personnages. Ils sont progressivement réunis, presque à la manière d’un polar. Ils ont chacun leur propre style, leurs caractéristiques et, surtout, quelque chose à cacher.

Au centre d’une grande partie du mystère de 1899 se trouve la jeune docteur Maura Franklin, interprétée par Emily Beecham. Beecham navigue avec confiance dans le premier épisode, exprimant la détermination de Maura à résoudre le mystère de la disparition de Prométhée. Bien qu’elle ne domine jamais la procédure, l’ouverture de la saison fait un travail remarquable pour établir uniformément ses personnages, tout en progressant avec le récit central, le tout à un rythme satisfaisant.

Dommage que le deuxième épisode ne soit pas tout à fait à la hauteur de ce début prometteur. Déplaçant l’attention de Maura vers le capitaine des Kerberos, Eyk, joué par Andreas Pietschmann, il occupe le devant de la scène et la série établit son schéma consistant à avoir un personnage différent au centre de chaque épisode. Cependant, alors que 1899 en révèle davantage sur ses personnages, heureusement, ils commencent à devenir plus liés et impliqués les uns avec les autres et le mystère principal.

Bien que parfois ce travail de personnage puisse nuire au mystère général et ait le potentiel de frustrer les téléspectateurs, la patience du public sera récompensée car le point culminant de chaque épisode s’accompagne d’un développement significatif de l’intrigue. Ces cliffhangers sont exécutés de manière experte et ont l’effet exact que les scénaristes auront sans aucun doute souhaité.

Néanmoins, 1899 pourrait bénéficier d’une plus grande concentration sur l’intrigue tout au long de chacun de ses épisodes, plutôt que seulement dans leurs derniers instants, car la révélation des histoires de personnages, bien qu’importante pour la trajectoire du récit global de la série, ne suffit pas toujours à soutenir intérêt tout au long d’un épisode.

Malgré cette ride, à travers ses trois premiers épisodes, 1899 établit un fort sens du décor, introduit et développe un grand nombre de personnages et progresse rapidement dans son récit. Alors que Beechem et Pietschmann dirigent assurément une grande partie du drame, il n’y a pas une seule performance remarquable. Au lieu de cela, la force de l’ensemble dans son ensemble contribue positivement au travail narratif et aux personnages en constante évolution.

La série est peut-être un peu trop dépendante des cliffhangers d’épisodes pour créer son visionnage le plus convaincant, mais ces points culminants de chaque épisode atteignent indéniablement ce qu’ils ont prévu: taquiner ce qui va arriver et vous donner envie de commencer le prochain épisode immédiatement.

En fin de compte, ce mystère de genre qui se déroule en haute mer a été porté à l’écran avec beaucoup de réflexion et de soin. Pour resumer : je dirais que 1899 est une série sympa mais qui manque un peu d’action dans les premier épisodes mais cela se rattrape a partir du cinquième , a voir pour passer le temps …

Complément d’infos :

1899 | 17 novembre 2022 (France) Synopsis: Des immigrants multinationaux voyageant du vieux continent vers le nouveau rencontrent une énigme cauchemardesque à bord d'un second navire à la dérive en pleine mer.
Pays: Allemagne, États-UnisLangues: Anglais

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A propos Frere Yannick 1561 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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