Critique de film : A Good Woman Is Hard to Find



Résumé du film A Good Woman Is Hard to Find : Une jeune mère, récemment veuve, fera tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ses enfants alors qu’elle cherche la vérité sur le meurtre de son mari.

Ressenti : Voici un film qui a été tourné en Belgique en seulement 16 jours, réduit de 20% par rapport à son calendrier de tournage initial de 20 jours une semaine avant le tournage. Compte tenu du défi qui a dû se présenter, le résultat final est assez remarquable. Malgré le manque de panache visuel, le film est un conte de vengeance très engageant sous la forme d’une étude de personnage convaincante, rendue presque entièrement observable par la performance primaire parfaite de l’actrice irlandaise Sarah Bolger. En effet, ce film vit et meurt de l’empathie sincère suscitée par le personnage central de Bolger en tant que Sarah, dont l’agitation intérieure à la suite du meurtre non résolu de son mari se révèle plus etre un danger que la menace extérieure à laquelle elle fait face dans le film.

Le film s’ouvre sur une image discordante d’une jeune femme enduite de ruisseaux de sang avant de sauter sous la douche. Le film reviendra sur cette image vers l’acte final, mais d’abord, nous rencontrons Sarah (Bolger), mère célibataire de Ben (Rudy Doherty) et Lucy (Macie McCauley), essayant de vivre jours après jours un jour après le récent meurtre non résolu de son mari. La nouvelle affirme que son mari était un trafiquant de drogue tué dans un deal qui a mal tourné. Sarah reste à l’écoute sur tout indices qui pourrait lui reveler qui pourrait l’avoir tué. Mais le film ne parle pas beaucoup de la mystérieuse identité du tueur ou même de la recherche de Sarah pour les trouver. Non, l’intrigue prend un tour lorsque Sarah est soudainement approchée par un dealer de drogue nommé Tito (Andrew Simpson), qui, en volant une cache de de drogues à un gang rival, se force à pénétrer dans l’appartement de Sarah pour se cacher de ses poursuivants. Tito cache les drogues dans l’appartement de Sarah et l’oblige à se conformer à un plan pour vendre la drogue. À court d’argent, Sarah n’est pas en mesure de nier les 40% que Tito lui offre. Pourtant, une horde de drogués accros dans la maison avec deux petits enfants est une perspective de futur effrayant.

 

Sans gâcher le point clé de l’intrigue du film, le gang de dealers rival vient chercher Tito une fois qu’il a disparu. Cela présente un trio de méchants dirigé par Mackers (Packy Lee), un mec britannique à la voix douce avec une barbiche de forme maladroite. L’un des plus gros problèmes avec le films est que l’ennemi juré est beaucoup trop faiblard et non menaçant pour faire peur aux téléspectateurs. Là encore, cela peut être délibéré, car il devient plus clair tout au long de l’histoire que le tumulte intérieur et le stress psychologique de Sarah de pleurer son mari décédé tout en essayant de subvenir aux besoins de ses jeunes enfants sont des ennemis bien plus redoutables que ses menaces extérieures. En fait, c’est la force intérieure qu’elle invoque contre le premier qui l’enhardit à défier physiquement le second.

 

Mis à part une scène vraiment horrible et déchirante de carnage abject, ce qui suscite vraiment notre empathie pour Sarah est la granularité de sa vie familiale. L’écrivain Ronan Blaney (LOVE BITE, DON’T GO) fait un travail magnifique d’implantation d’activités quotidiennes qui servent à obscurcir le personnage de Sarah, mais fonctionnent également comme des éléments clés de l’intrigue plus tard dans le film. Tout au long de l’histoire, nous voyons Sarah faire court à la caisse lors de ses achats, des abus verbaux d’un responsable de la sécurité, nettoyer de vieilles canettes de bière laissées par Tito dans son appartement, enseigner à ses enfants comment manger des spaghettis, voler des piles aux jouets de Ben, vivre sous le froncement de sourcils désapprobateur de sa mère étouffante Alice (Jane Brennan), etc. Les moindres détails de la routine quotidienne de Sarah rendent impossible de ne pas se rapporter à elle et se demandent avec grand intérêt comment elle va naviguer de cette situation désastreuse. Et Bolger ne frappe jamais une fausse note. 

Encore une fois, pour un film à petit budget tourné en seulement 16 jours, A Good Woman Is Hard to Find est tout un exploit. Ancrée par un superbe premier rôle de Sarah Bolger, dont le talent rayonnant est enfin égalé par un scénario de film bien écrit, un film noir et gore à voir sans hésiter.

Infos sur le film :

Titre : A Good Woman Is Hard to Find
Première sortie : 25 octobre 2019
Réalisateur : Abner Pastoll
Scénario : Ronan Blaney
Bande originale : Matthew Pusti
Cinématographie : Richard Bell

Note : ./5 – Note DM 4.2/5 / Critiques

Bande Annonce : 



Frere Yannick
A propos Frere Yannick 710 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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