Critique de film : The Lodge (2019)



Résumé du film The Lodge (2019) : Essayiste reconnu spécialiste des groupes religieux extrémistes, Richard Marsh est en pleine procédure de divorce. Son épouse la refuse et se donne la mort aussitôt. Père de deux enfants, il décide de les présenter à sa nouvelle compagne, Grace. Pourtant, alors que le père semble être réellement amoureux de cette mystérieuse femme, ils se méfient d’elle et ne parviennent à pardonner le suicide de leur mère à leur père. À l’occasion de Noël, ils s’isolent dans un chalet familial isolé dans une montagne enneigée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Richard est contraint de partir brusquement pour le travail, confiant son adolescent et sa petite sœur à Grace qu’ils détestent. Coincés à l’intérieur et coupés du monde, ils font face au comportement de plus en plus inquiétant de leur belle-mère. Ils découvrent qu’elle est l’unique survivante d’un suicide collectif au sein d’une secte millénariste et que leur père souhaite écrire un livre sur ce traumatisme d’enfance. Très vite, des événements surnaturels se produisent, accentuant la tension entre Grace et ses beaux-enfants…

Ressenti : les réalisatrices Veronika Franz et Severin Fiala nous embarque dans une espece huit clos baignant dans une ambience froide et inquiétante comme dans l’excellent Goodnight Mommy, dans ce film : le même type d’atmosphère inquiétante et anxiogène dans « The Lodge », une atmosphère particulièrement soignée et esthétiquement très réussie .
Le film est maîtrisé de bout en bout mais cela n’empêche pas que tout cela nous apparaît quelque peu trop calculé comme si les cinéastes/scénaristes étaient bien trop sûrs de leur petit effet sur le spectateur. A tel point que cela vire même à la prétention, un sentiment de prétention préjudiciable à l’appréciation de « The Lodge » surtout si l’on garde en tête que ce type de films a déjà été fait et en bien mieux (avec « Hérédité » donc) mais celui-ci traine un peu en longueur et dans l’ensemble assez plat ( ne vous attendez pas a du grand spectacle ).
Le film contient son lot de séquences assez radicales et marquantes qui imprègnent l’esprit comme l’ouverture et son suicide choc. On pense également à la conclusion qui fait froid dans le dos en ramenant les dérives sectaires qui sont au centre du sujet.Le film contient son lot de séquences assez radicales et marquantes qui imprègnent l’esprit comme l’ouverture et son suicide choc. On pense également à la conclusion qui fait froid dans le dos en ramenant les dérives sectaires au centre du sujet. Par ce biais, on pense aussi fortement au méconnu « The Invitation » de Karyn Kusama. Mais comme le duo de cinéastes a tendance à trop se regarder filmer et qu’il opte pour un rythme trop lancinant qui empêche le spectateur de s’investir complètement dans ce mystère paranoïaque. On trouve intéressant en revanche de prendre la point de vue des enfants dans la première moitié puis celui de la belle-mère dans la seconde, mais ce n’est pas toujours exploité au mieux. En résulte un film intrigant, plutôt bien ficelé, beau à regarder et sombre au possible mais qui pêche par sa prétention et plie sous le poids de références trop évidentes et récentes.The Lodge est un film a voir mais sans plus .

Infos sur le film :

Titre : The Lodge (2019)
Première sortie : 27 juillet 2019 
Réalisateurs : Veronika Franz, Severin Fiala, Veronika Franz and Severin Fiala
Société de production : Hammer Film Productions
D’après l’œuvre originale de : Sergio Casci
Scénario : Veronika Franz, Severin Fiala, Sergio Casci

Note : // – Note DM 2/5

Bande Annonce :



Frere Yannick
A propos Frere Yannick 740 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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