Critique du film : Frontière(s)

Résumé : Une bande de jeunes, venant de récupérer une grosse somme d’argent après un cambriolage qui a mal tourné, décident de partir se réfugier à Amsterdam. Pour ce faire, ils font étape près de la frontière luxembourgeoise dans une pension perdue en pleine forêt, se révélant être tenue par une famille qui cherche à les massacrer. Alors qu’ils croyaient avoir échappé au pire, les quatre adolescents vont devoir dépasser la douleur absolue et dépasser la frontière de l’horreur la plus extrême.

Ressenti : Xavier Gens envoie du très lourd pour son premier long-métrage! Il est vrai que j’étais sceptique durant les premières minutes du film parce que s’aventurer dans l’univers de l’extrême droite c’est pas trop ma tasse de thé mais au final, j’ai été agréablement surprise par les événements qui ont suivi. Nous faisons donc la connaissance d’un petit groupe de braqueurs qui justement s’enfuient après le chaos politique qui se trouve dans la capitale et tombent sur un refuge perdu au milieu de nulle part. Un refuge qui au passage sera loin d’être reposant et relaxant, bien au contraire puisqu’une famille de psychopathes cannibales les attendront pour le festin. Et c’est à ce moment précis que les choses se corseront et qu’on en prendra plein la tronche… Entre les scènes d’une extrême violence et les litres de sang versés, le réalisateur a voulu nous rendre mal à l’aise et pour ma part, c’est un pari tenu bien que je sois une habituée du genre. De plus, on aperçoit des petits clins d’oeil aux films cultes de l’époque comme Massacre à la tronçonneuse ou encore La mouche. Vous l’aurez compris, on a rendez-vous avec une ambiance poisseuse et malsaine qui sera présente jusqu’à la fin. Je termine avec les personnages, point sur lequel je reste assez mitigée. Non pas que je suis déçue mais disons que j’en attendais d’avantage. Les performances ne sont pas toujours convaincantes hormis celle qui est au cœur du récit, Karina Testa qui montre parfaitement son talent et se démarque des autres par les frissons qu’elle transmet à l’écran. À la fois poignante et saisissante, elle est d’ailleurs bien le seul personnage attachant. Bien que le concept du film reste flou et le scénario peu travaillé, Frontière(s) est captivant et plaira sans hésitation aux amateurs du genre.

Note : 8/10

Bande annonce : 

Erlst Ann
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Critique de Films d'horreur et grande fan du film du genre

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