Critique du film : Suspiria (1977)

Résumé : Suzy, une jeune Américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours dans une académie de danse prestigieuse. A peine arrivée, l’atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c’est là qu’une jeune élève est spectaculairement assassinée. Sous le choc, Suzy est bientôt prise de malaises. Et le cauchemar ne fait qu’empirer : le pianiste aveugle de l’école meurt à son tour, égorgé par son propre chien….
Suzy apprend alors que l’académie était autrefois la demeure d’une terrible sorcière surnommée la Mère des Soupirs. Et si l’école était encore sous son emprise ?

Ressenti : Au risque de paraitre difficile, je ne suis pas encore une fois, parvenue à entrer dans l’univers de Dario Argento. Je précise que je ne considère pas ce que j’ai vu comme mauvais parce qu’il est vrai que j’y ai trouvé des élements intéressants, en revanche d’autres n’ont tout simplement pas réussi à totalement me convaincre. Pourtant, je trouvais que ça démarrait plutôt bien, les premières minutes étaient prometteuses, on entre directement dans le bain avec une scène de meurtre parfaitement bien réalisée et terrifiante à souhait ce qui donne envie de poursuivre le récit avec avidité. De plus, Argento aime travailler avec des couleurs vives comme le bleu ou le rouge, la couleur du sang, ce qui entraine chez nous je l’accorde, un certain sentiment de malaise mais l’interprétation des personnages et le scénario un peu enfantin m’ont particulièrement dérangé. Sans oublier, cette musique certes angoissante des Goblins mais parfois jouée si fort qu’elle en devient insupportable. C’est pour en partie pour cela que je ne suis pas arrivée à me plonger totalement dans ce monde aux allures surnaturelles. Néanmoins, je garde quelques scènes en mémoire comme par exemple la scène de danse où Suzy est prise de vertige, je la trouve hypnotisante…Concernant le concept du film, il est vrai que j’en attendais d’avantage, il me manquait quelque chose, un petit grain de folie, un autre dénouement. Il faut attendre les dernières minutes du film avant d’enfin découvrir ce qui se passe dans cette école aux multiples couloirs, et lorsque la vérité éclate, on termine le récit en beauté avec un face à face entre l’héroine et la sorcière grandiose et maitrisé. Les effets spéciaux nous explosent littéralement en pleine face en mélant couleurs et angoisse. On pourrait même penser que Suzy quitte l’école en quittant par la même occasion sa naiveté et son âme d’enfant pour passer à l’âge adulte en nous offrant un dernier sourire qui en dit long…

Note : 6.5/10

Bande annonce : 

Erlst Ann
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Critique de Films d'horreur et grande fan du film du genre

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