J-Horror : La naissance d’un genre

la J-HORROR, à n’en pas douter, est une conséquence académique de l’engouement passager, au tournant du millénaire, pour ce que l’on a appelé la J-Horror, sur la base de quelques succès japonais inattendus, dans la foulée du Ring de Nakata Hideo, jusqu’à ce que la vague retombe à force de mauvais remakes américains et, bon, sans doute aussi d’un essoufflement du genre au Japon même, à force de variations qui ne faisaient même plus l’effort de se dissimuler un chouia (je suppose que la “K-Horror ” a pu aussi y avoir sa part)….

Les spectres du J-Horror…

Vers la fin des années 90, une rumeur court… Un film japonais au réalisateur inconnu connaît un succès phénoménal dans toute l’Asie. Avec Ring, non seulement Hideo NAKATA redonne aux kaidan-eiga leur gloire d’autrefois, mais il popularise les fantômes japonais jusqu’en Occident. Avec cette approche étrange du fantastique, il est à se demander à quel point les Japonais croient aux fantômes ? Afin d’être plus proches de leurs ancêtres, les cimetières japonais ne possèdent pas de murs et sont situés à l’intérieur des villes. L’été est la période du Obon fête où ils honorent l’esprit des ancêtres. Et c’est lors des chaudes soirées d’été, qu’il est coutume de se raconter des histoires de revenants japonais, mais c’est aussi la date de sortie des films de kaidan…
Les spectres japonais ont dû abandonner leurs kimonos blancs traditionnels pour gagner le Japon contemporain et le monde entier. Après avoir hanté les plateaux de tournage des classiques du cinéma d’horreur nippon yûrei ( Yu-rei) continuent leur ascension dans la popularité !
Si les kaidan classiques évoluaient dans une atmosphère lente, fantomatique, voire onirique à une époque reculée, cela n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Le kaidan-eiga s’est transformé petit à petit, selon la culture et la nouvelle vision que les Japonais ont eu des histoires fantastiques. En effet, les kaidan ont toujours fait parti de leur culture, au même titre que les contes de fées chez nous mais les Japonais, eux, n’ont jamais cessé d’y croire, et leurs histoires de fantômes deviennent de plus en plus violentes et glauques. Là où, autrefois, il y avait de la poésie, il n’y a plus que du lugubre et ce sont les croyances locales, les faits divers, qui ont largement contribué à la (re)diffusion de ces nouvelles histoires…

Kaidan-Eiga et naissance des légendes urbaines…

Dans les années 60 que la crise économique des principaux studios a entraîné la première Nouvelle Vague du cinéma japonais. Avec la concurrence qu’apporte l’arrivée de la télévision, les innovations cinématographiques ne suffisent plus. Afin d’attirer l’attention du public, de nouveaux genres sont donc créés : le pink-eiga , cinéma érotique mariant sexe et violence, le yakuza-eiga films de gangsters, et enfin le kaidan-eiga disparu presque totalement des écrans. On retiendra juste House (Hausu), le film d’horreur parodique de Nobuhiko OBAYASHI en 1977 , ainsi que le fameux L’empire de la passion en 1978 de Nagisa Oshima.
La fin des années 70 vit aussi l’émergence d’un nouveau genre de kaidan : les toshi densetsu ou ” légendes urbaines “. Ce sont des contes modernes incluant soit des faits fantastiques avec des créatures type yôkai mais plus souvent les yûrei onryô soit possédant aussi des éléments non-surnaturels comme des rumeurs de faits divers glauques. Et ce n’est pas ce qui manque, car ce genre d’histoires pullulent au Japon alimentant les croyances des Japonais pour les légendes en tous genres…
“L’histoire est du vrai qui se déforme, la légende du faux qui s’incarne.” Ces légendes urbaines sont des croyances modernes qui se répandent en général de bouche à oreille, comme les contes il fut un temps. Ce sont des histoires qui auront marqué l’imaginaire collectif d’un lieu, et deviendront des légendes si elles se maintiennent dans les esprits pendant suffisamment d’années ,sans cesse recyclées et réadaptées à notre société et son époque. C’est pour cela que l’on peut apercevoir certains spectres des anciens kaidan arpenter les couloirs de notre modernité. Ces légendes urbaines sont reprises elles-aussi au cinéma, et c’est comme ça que le kaidan-eiga évolua en J-Horror…
Similaires aux contes de yôkai, incorporant des morales d’avertissement dans leurs histoires : ne brutaliser personne, ne pas rentrer trop tard seul la nuit et encore moins parler aux étrangers. Parmi les légendes urbaines japonaises il y a aussi de nombreuses créatures étranges en plus des spectres féminins. On retrouve des objets, les supports technologiques comme les téléphones ou les ordinateurs, les mélodies, les vidéos…
Il y a donc énormément de ces Toshi Densetsu, au même titre que les kaidan. Nous n’aborderons que les spectres féminins – descendantes des yûrei classiques , les plus connus de ces nouveaux kaidan…
On retrouve principalement Norio TSURUTA, Kiyoshi KUROSAWA et Hideo NAKATA. Cette Nouvelle Vague, commence en 1991 par une anthologie de Norio TSURUTA : Histoires Vraies (Honto ni atta kowai hanashi), qui avaient dans le but de moderniser la figure du fantôme japonais grâce à ces nouveaux kaidan. Ces productions sont des films à sketches composés de plusieurs courts-métrage (par exemple Kwaidan de Masaki KOBAYASHI en 1964 en est un) et reprennent le principe des recueils de kaidan de l’époque Edo. Jusqu’à maintenant, il existe environ une quinzaine de ces films, dont l’un fut réalisé par Hideo NAKATA : Honto ni atta kowai hanashi : Jûshiryô en 1992. Jusqu’à l’an 2000, il n’y eut plus aucune production de ces histoires vraies…
Puis Takashi SHIMIZU (The Grudge) en réalisa deux : Shin rei bideo : Honto ni kowai hanashi, et la vague des ” Hontô ni atta kowai hanashi ” repris de plus belle. Le dernier en date Honto ni atta kowai hanashi Summer Special 2015, a été réalisé par Norio TSURUTA, dont l’ombre plane sur presque tous les films Honto ni atta kowai hanashi depuis ses débuts en 1991. C’est une série de films diffusée chaque été depuis 15 ans pour les fêtes du Obon malgré la lourdeur des étés japonais. Le but de ces émissions est simple : raconter des histoires vraies , censé renforcer l’impression de malaise. Des personnes envoient par courrier aux producteurs de l’émission leurs expériences étranges personnelles, et ces producteurs décident ensuite des histoires qui valent la peine d’être réalisées. C’est un choix d’y croire ou pas…
Hideo NAKATA, après s’être occupé de la réalisation de ces films à sketches, réalise en 1998 Ring ( Ringū), qui fut un véritable phénomène de société. Nakata n’a rien inventé au cinéma de fantômes japonais, il redonne à ce genre une nouvelle vie. Tout en réutilisant la légende d’Oiwa, il modernise le kaidan-eiga en ajoutant la technologie des années 90 la diffusion de la malédiction à travers une cassette vidéo et le téléphone accompagné d’une musique angoissante qui nous met rapidement dans l’ambiance du film. La légende d’Oiwa étant un classique des contes japonais, a déjà été adapté de nombreuses fois au cinéma. Cela raconte l’histoire d’Iemon un samouraï pauvre qui décide d’empoisonner sa femme Oiwa afin de pouvoir se remarier avec une fille de famille riche. Oiwa défigurée par le poison se suicide et revient sous la forme d’un spectre afin de se venger…
Si Nakata réutilise cette légende, il s’inspire néanmoins d’un roman pour la base de son film. Ring de Kôji SUZUKI dépeint la malédiction de Sadako aussi à travers une cassette vidéo tout en la mettant en relation avec un virus. Il allie ainsi avec virtuosité tradition et modernité, en mettant en scène une histoire fantastique d’une époque classique dans un contexte moderne. A sa sortie, ce film connaît un succès immédiat dans le monde entier. Les Japonais friands de légendes urbaines commencent même à faire circuler des rumeurs concernant Sadako : on apercevrai le vrai visage du spectre dans un reflet sur la fenêtre à 33min23sec du film…
Shinya TSUKAMOTO, qui même s’ils n’arrivent que plus tard n’en reste pas moins dans la lignée. On peut noter Marebito sorti en 2004 dans lequel il a joué. Réalisé par Takashi SHIMIZU en 8 jours entre deux The Grudge, il raconte l’histoire de Masuoka (Shinya TSUKAMOTO), qui fasciné par tout ce qui est lié à la peur va enquêter sur le suicide d’un homme dont le visage était pétrifié de terreur. Et c’est avec sa caméra que ses recherches vont le mener dans un monde souterrain où d’étranges créatures vivent. Il y trouve une jeune fille enchaînée nommée F qu’il va ramener chez lui. La problématique principale de ce film est : qu’est ce qui peut nous faire peur au point de vouloir trouver la mort ? . La différence avec un film de fantôme ici, c’est que Shimizu a voulu mélanger tous les thèmes qui lui sont chers : la peur dans les histoires de fantômes transposé dans un monde souterrain peuplé de créatures d’inspiration Lovecraftienne .On a donc un film sans genre propre a Shimizu dans la lignée des kaidan-eiga…
Kuchisake-Onna viendrait à la base de la période Heian (794-1185), où une belle femme trompa son mari. Pour la punir il lui trancha la bouche à la manière du sourire du Joker en lui disant ” Et maintenant qui te trouveras belle ?”. Si ce kaidan eu du succès autrefois c’est à cause de son caractère moral : ne pas sortir seul la nuit. Étrangement c’est lorsque le spectre de la jeune femme refait surface au début des années 70 que l’histoire prend un tournant glauque. Avec l’apparition d’une femme à la bouche tordue qui attendait les enfants à la sortie de l’école pour les terroriser. Cette femme fut percutée par une voiture, et c’est peu de temps après que la légende de son spectre revenu hanter le Japon émergea. On raconte qu’elle apparaît aux personnes seules dehors la nuit. Elle porte un masque de chirurgien, et avec ses ciseaux menaçants dans les mains, elle pose la question fatidique : Est-ce que tu me trouves belle ? . Si l’on répond ” non” , elle nous tuera ou du moins nous fera le même sourire qu’elle. Si l’on répond ” oui” , elle enlèvera son masque révélant son visage défiguré, et nous demandera alors : Et maintenant ? , et si on lui répond ” non “elle nous tuera quand même, et ” oui ” ne nous tire pas encore d’affaire, car elle nous poursuivra pour nous tuer jusque chez nous s’il le faut. Le seul véritable moyen de s’en sortir et de la prendre au dépourvu. Il faut lui répondre “oui ” à la première question, et lui répondre quelque chose du style plus ou moins à la seconde, ce qui aura pour effet de la rendre confuse, réfléchissant à comment répondre.
Hanako-chan le fantôme des toilettes. Ces origines remonteraient à la Seconde Guerre mondiale, où une petite fille jouant à cache-cache avec ses amis, se serait dissimulée dans des toilettes et y mourut à cause d’un bombardement. Il existe d’autres versions, mais celle-ci est la plus connue. La légende nous dit qu’Hanako apparaîtra au 3ème toilette du 3ème étage des toilettes des filles, seulement et si on la provoque. Si on se place devant le miroir de ces toilettes, en prononçant 3 fois Hanako-Chan , elle se matérialisera derrière nous et nous emportera avec elle dans les toilettes. Si par contre on veut utiliser les toilettes du spectre, on devra frapper 3 fois à a porte en demandant à chaque fois .Est-ce que tu y es Hanako-chan ?, et si elle nous répond oui j’y suis, il ne vaut mieux pas entrer ! Cette histoire n’est pas sans nous rappeler la légende urbaine occidentale de Bloody Mary. Célèbre dans les années 80, c’est la période où de nombreuses personnes disparurent, ce qui ne fit que renforcer sa légende. Au Japon…
les kaidan classique, on dit qu’une mort terrible transforme l’esprit de la personne en esprit vengeur. L’âme d’une jeune fille en détresse s’étant suicidée deviendra donc un yûrei. C’est comme ça que la légende de Teke Teke est naît. Un soir, une jeune fille se jeta sous les rames d’un métro et fut coupée en deux. La légende raconte que le spectre vengeur de sa moitié supérieure erre pour retrouver ses jambes et poursuit toute personne qui la croise. Son nom vient du bruit de ses ongles lorsqu’elle se tracte sur le sol pour se déplacer… Ainsi le yûrei de la femme-tronc dont la légende a été reprise par Kôji SHIRAISHI en 2009 dans TekeTeke et dont la suite TekeTeke 2 nous raconte les origines du monstre, remonteraient à une autre légende urbaine similaire : Kashima Reiko. Ce film raconte l’histoire d’une jeune fille qui va visiter l’endroit où son amie est morte et va prendre contact avec son spectre transformé en Teke Teke. Mais elle doit s’échapper car celle-ci la poursuit dans le but de la tuer. Dans la suite, l’héroïne recherche les origines du monstre afin de s’en débarrasser. TekeTeke 2 reprend la légende de Kashima Reiko, le yûrei d’une femme torturée et violée dans des toilettes publiques et qui aurait rampé pour s’échapper et se serait faite couper en 2 par un train… Depuis son yûrei erre dans les salles de bains ou les toilettes à la recherche de ses jambes. La légende dit aussi que ce yûrei apparaîtra aux personnes dans le mois une fois informés de la légende…
Il ne faut pas oublier le très intéressant Tomie sorti pendant le début de l’âge d’or du cinéma d’horreur japonais en 1999 réalisé par Ataru OIKAWA. Tiré du manga éponyme de l’auteur Junji Ito de 1987, il y eut plus de 10 adaptations cinématographique. Un détective est sur les traces d’une jeune fille : Tomie…La rumeur voudrait que cette dernière soit décédée, mais pourtant partout ou elle passe elle laisse une trainée de cadavres. La création de Tomie au cinéma, a aussi été créée dans le but d’apporter du sang frais au cinéma d’horreur japonais, et de tourner définitivement le dos aux spectres du cinéma classique. Ainsi on pourrait comparer Tomie à un yûrei des temps modernes…
On peut aussi citer la version de 2001 de Takashi SHIMIZU Tomie: Re-birth, où un groupe d’amis aura beau assassiner Tomie plusieurs fois et de diverses manières plus ou moins originales, elle reviendra toujours à la vie…
SHIMIZU n’est pas encore très connu mais se charge déjà des premiers Ju-On. Tomie: Forbidden Fruit, de Shun NAKAHARA sorti en 2002, raconte la même histoire mais la place dans un contexte drame familial et social qui donne à ce film un aspect plus original que les autres version de Tomie n’ont pas. On a cependant en 2011 Tomie: Unlimited de Noboru IGUCHI, où une famille à du mal à faire le deuil de leur fille Tomie morte empalée. Jusqu’au jour où elle réapparaît bien vivante ! Ici encore il s’agit de la belle Tomie qui ne peut pas mourir. Ce film est considéré comme la meilleur version de Tomie ayant vu le jour au cinéma…
Enfin, si ces films ont eu du succès, on n’en note pas moins que pendant les années 2000, le cinéma d’horreur japonais souffrit. Le public se fatiguait des clichés du cinéma d’horreur avec le spectre vengeur typique : féminin, habillée de blanc, aux longs cheveux noirs et semblant trempée…
Gore Verbinsky fut chargé du remake de Ring de Hideo NAKATA ( bouse infâme qui n’a que le mérite d’avoir relancé le genre au Japon ” remarqué personnelle bien sûr) appelé Le Cercle (The Ring) chez nous, qui devint un blockbuster international. C’est comme ça que le genre du Kaidan-Eiga renaît de ses cendre pour se transformer en J-Horror. Pour relancer la vague des spectres, les Japonais remettent en scène les plus célèbres revenants vengeurs du cinéma d’horreur japonais contemporain. Dans la lignée des films cross-over dont les américains sont friands, avec Freddy vs Jason en 2003 par exemple, les Japonais décidèrent eux-aussi de faire se rencontrer leurs monstres. Au Japon c’est de l’époque des films de monstres Kaijû-Eiga, que ce genre est né avec des films comme King Kong vs Godzilla en 1962 de Ishirô HONDA par exemple, tout premier film Godzilla en couleur. Et c’est en 2011 que Nagaoka HISAAKI fut désigné pour réaliser Hikiko-san vs Kuchisake-Onna, où les deux célèbres monstres féminins se rencontrent . La légende de Hikiko-san est une jeune fille qui s’est faite torturée et violée et laissée à l’abandon.
Devenue folle, elle erre à la recherche de ses victimes… Ce film raconte l’histoire de deux jeunes filles qui se réveillent après une dizaine d’années de coma, et l’une d’elle prétendra s’être faite attaquer par Hikiko-san. Sa plus grande peur est que sa tortionnaire ne revienne la hanter. Une infirmière s’occupera – non loin de l’hôpital d’une patiente mystérieuse : Kuchisake-Onna ! Nagaoka HISAAKI s’occupera donc des films cross-over qui s’ensuivront, tels que : Hikiko-san vs Kokkuri-san en 2012, et Hikiko-san vs Sadako en 2015. Ce sont des films qui sont produits pour le V-Cinéma, et qui sont souvent associés à de la série Z : de mauvaise qualité et ayant l’air bon marché…

Il semble que cela plaise aux Japonais.

Sadako vs Kayako de Kôji SHIRAISHI, qui s’affrontent pour une sortie ciné nippon très attendue…
En Corée du Sud avec Ring Virus en 1999 par Kim Dong-Bin qui bien qu’il reprenne les ficelles du film de Nakata, s’inspire surtout du côté pseudo science fiction du livre de Kôji SUZUKI. Cependant, Ring Virus n’est pas simplement un remake. A cette époque la Corée interdisait tout produit japonais, et le cinéma en faisait parti. Les Coréens ont dû réaliser leur propre Ring afin de pouvoir aussi en profiter. On remarque ainsi une prolifération de films de revenants vengeurs en Asie, comme en Thaïlande par exemple avec l’excellent Shutter de 2004 des réalisateurs Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, dont il existe aussi un remake nippo-américain ( copier collé inutile)…

CONCLUSION…oui c’était long

Ainsi on remarque que le cinéma japonais qui a le plus de succès, est celui peuplé de spectres féminins vengeurs. Ces revenants nous lancent des malédictions à l’aide d’objets que nous côtoyons tous les jours. Ceux que l’on retrouve le plus, sont au final les supports technologiques tels que : les cassettes vidéos, les bandes son, les téléphones portables, internet, les publicités,… Les cinéastes puisèrent aussi leurs idées dans des formes populaires de fantastique comme les photographies de fantômes publiées dans des magazines à sensation dont découla ensuite les « nensha » et les émissions reconstituant des phénomènes inexpliqués. C’est avec ce regain d’intérêt que Ring est né de la plume de l’auteur Kôji SUZUKI, inspiré de faits réels et d’un ancien kaidan. Ces nouveaux kaidan prennent en quelque sorte la suite des kaidan classiques, donnant un souffle neuf au cinéma d’horreur japonais. Le Japon connu pour être le berceau de la technologie censée éloigner les Japonais de leurs traditions mais surtout de leur folklore ne les protège absolument pas des esprits qui s’en servent à nos dépends…

filmographie

  • Jigoku (Nobuo Nakagawa) (1960)
  • Kwaidan (1964)
  • Onibaba – Le tueur (1964)
  • Kuroneko (1968)
  • Assault! Jack the Ripper (1976)
  • Hausu (1977)
  • Piège Evil Dead (1988)
  • Tetsuo (ou Tetsuo: The Iron Man) (1989)
  • Tetsuo II: Body Marteau (1992)
  • Eko Eko Azarak: Wizard of Darkness (1995)
  • sang nu (1995)
  • Eko Eko Azarak II – Naissance de l’Assistant (1996)
  • guérison (1997)
  • parasite Eve (1997)
  • Eko Eko Azarak III: Misa le Dark Angel (1998)
  • anneau (1998)
  • Tumbling Poupée de chair (ou Niku Daruma) (1998)
  • Tomie (1999)
  • Tomie: Un autre visage (1999)
  • Rouge Secret Room (1999)
  • ring 2 (1999)
  • Shikoku (1999)
  • audition (Ôdishon), (1999)
  • Ju-on (2000)
  • Ju-on 2 (2000)
  • Tomie: Replay (2000)
  • Uzumaki (2000)
  • par rapport à (2000)
  • Pyrokinesis (2000)
  • Secret Room Red 2 (2000)
  • Ring 0: The Birthday (2000)
  • Stacy (film) (2001)
  • Kairo (ou pouls, Kiyoshi Kurosawa) (2001)
  • Kakashi (2001)
  • Tomie: Re-naissance (2001)
  • dark Water (ou Honogurai Mizu No Soko Kara) (2002)
  • Suicide Club (Sion Sono) (2002)
  • Tomie: Forbidden Fruit (2002)
  • Ju-on: Grudge (2003)
  • Ju-on: Grudge 2 (2003)
  • L’appel – Ne répondez pas (ou Ari Chakushin) (2003)
  • maudit (Yoshihiro Hoshino), (2004)
  • Dark Tales du Japon (Série, divers administrateurs), (2004)
  • infection (ou kansen, Masayuki Ochiai) (2004)
  • Ju-Rei: The Uncanny (2004)
  • prémonition (ou Yogen) (2004)
  • Marebito (2004)
  • Noroi – La Malédiction (2005)
  • Rinne (ou réincarnation) (2005)
  • Tomie: Début (2005)
  • Tomie: La Revanche (2005)
  • Un appel manqué 2 (ou Chakushin Ari 2) (2005)
  • L’appel: Final (ou Chakushin Ari: Final) (2006)
  • Forbidden Siren (2006)
  • punition (Ou Vindicte) (2006)
  • Nightmare Detective (2006)
  • Les femmes Unholy (2006)
  • X-Cross (2007)
  • Tales From The Dead (2007)
  • Tomie vs Tomie (2007)
  • sculpté (2008)
  • cruel restaurant (2008)
  • Fin d’appel (2008)
  • Nightmare Detective 2 (2008)
  • La Machine Girl (2008)
  • Tokyo Gore Police (2008)
  • grotesque (2009)
  • Ju-on: Shiroi Roujo (2009)
  • Ju-on: Kuroi Shoujo (2009)
  • Tetsuo: The Bullet Man (2009)
  • Cold Fish (2010)
  • Île: La personnalité treizième (2010)
  • Living Hell (2010)
  • Paranormal Activity: Tokyo Nuit (2010)
  • Tomie: Illimité (2011)
  • Ju-on – Owari pas hajimari (2014)
Source filmographie : https://boowiki.info/
Notre Top 100 des films d’horreur Asiatiques : Cliquez ici

Source : Mika Laruelle

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A propos Frere Yannick 2079 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Rédacteur, Critique, Webmaster ainsi que de la création de futurs projets et évènements ayant rapport avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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