The Haunting of Hill House : l’horreur à son meilleur jour

Impulsée et réalisée par Mike Flanagan (Ne t’endors pas, Ouija : les origines, The Mirror), The Haunting of Hill House est ce que Netflix (voire même la télévision, en général) a fait de mieux en terme de slow-burn horrifique

Avait-on perdu confiance en l’horreur sur petit écran ? Ou presque. Tandis que des séries comme American Horror Story ont tendance à s’estomper dans de la surenchère gore et dans des trames sans queue ni tête, ou peut compter sur le vaillant soldat Channel Zero, créé par Nick Antosca et diffusée sur Syfy pour remonter la barre… Malgré son manque cruel de popularité.

Fort heureusement, la plate-forme prolifique Netflix a tout compris : engager une des nouvelles coqueluches du cinéma d’horreur – Mike Flanagan, qui a d’ailleurs les cartes en main pour adapter Docteur Sleep, la suite de Shining – afin de concocter un bon vieux drame de maison hantée et de famille déchirée. Mais nous voilà déstabilisés, scotchés au siège… qu’est-ce que c’est réussi ! Emmenée par un casting impeccable (Carla Gugino, Henry Thomas, Elizabeth Reaser, Lulu Wilson…), The Haunting of Hill House ne détruit en rien les codes de la série horrifique, elle les magnifie. Le scénario, loin d’être décousu et écrit sous une temporalité binaire, se déploie au fil des dix épisodes comme une longue, douloureuse énigme ; où rien n’est laissé au hasard.

Plusieurs frères et sœurs qui, enfants, ont grandi dans la demeure qui allait devenir la maison hantée la plus célèbre des États-Unis sont contraints de se retrouver pour faire face à cette tragédie ensemble. La famille doit enfin affronter les fantômes de son passé, dont certains sont encore bien présents dans leurs esprits alors que d’autres continuent de traquer Hill House.

Attaché aux détails, Flanagan parsème son récit d’éléments horrifiques imperturbables au premier visionnage (avez-vous vu ce fantôme caché, au fond de l’écran, à la fin de cette scène ?). Le tout, bercé dans un amour inconditionnel pour le cinéma. Ce n’est plus une nouvelle, le format série rejoint de plus en plus son grand frère, jusqu’à le surpasser, parfois. Dans sa réalisation, la série approche le sans-faute ; les mouvements de caméra (qui nous ramènent au travail de James Wan, grand manitou de la saga Conjuring) sont fluides, millimétrés. Ils suivent chaque personnage, comme un spectre errant. Entre les travellings majestueux (l’incroyable épisode 6, c’est de toi qu’on parle) et la remarquable profondeur de champ mettant en valeur les longs couloirs de la maison, la série offre également un esthétisme aux petits oignons. La photographie, assurée par Michael Fimognari, collègue récurrent de Flanagan, propose un nombre incalculable de tableaux, désormais imprimer à jamais dans la rétine.

Cerise sur le gâteau, l’horreur est habilement gérée. Tantôt pesante, tantôt cachée dans l’ombre, pour mieux nous surprendre. Les bruits, les lumières, les personnages, tout est là pour nous faire tergiverser jusqu’à la révélation finale. Mais que cache cette impressionnante bâtisse ? À l’image de la série, une part de mystère demeure, et c’est tant mieux.

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Frere Yannick
A propos Frere Yannick 338 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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