Critique de film : Fall (2022)

Résumé du film Fall (2022) : Les meilleures amies Becky et Hunter se retrouvent coincées, sous un soleil intense, au sommet d’une tour radio de plus de 600 mètres.

Ressenti : On a vu des gens piégés dans un canyon (127 Hours), piégés dans un cercueil (Buried), piégés sur une île déserte (Castaway), dans l’espace (Gravity), sur un télésiège (Frozen) et dans au milieu de la mer (The Shallows), mais Fall pousse encore plus loin l’horreur de la survie pour piéger deux filles sur une minuscule plate-forme au sommet d’une énorme tour de télévision.

Fall parvient toujours à être presque insupportablement tendu et l’équivalent de passer deux heures à regarder ces vidéos YouTube époustouflantes de freerunners fous accrochés à de grands immeubles pour s’amuser.

Hunter (Virginia Gardner) est l’une de ces accros à l’adrénaline  se faisant appeler « Danger D » pour diffuser en direct ses voyages dans les gratte-ciel sans utiliser de corde. En escaladant les Rocheuses avec sa meilleure amie Becky (Grace Fulton) et son mari, Dan (Mason Gooding), un glissement momentané envoie Dan à sa mort, laissant Becky sombrer dans la dépression,l’alcool et les médicaments.

Pensant que la meilleure façon de la sortir de sa misère est de la forcer à remettre un harnais, Hunter convainc Becky de la rejoindre pour escalader la tour de télévision B67 :  la (très réelle) septième structure la plus haute du monde à 600 mètres. Fondamentalement, juste un gros poteau rouillé avec une échelle collée sur le côté, le B67 est terrifiante et plus grande que le gratte-ciel Petronas à Kuala Lumpur et environ deux fois la taille de la tour Eiffel.

« Vous pouvez disperser les cendres de Dan sur le dessus ! » rayonne Hunter, un personnage dont le décolleté est littéralement inscrit dans le scénario. Toujours éreintée mais déterminée à affronter ses peurs, Becky accepte de gravir la tour. Quand ils arrivent en haut, l’échelle tombe. Coincées sur un petit cercle métallique dans ce qui ressemble au bord de l’espace, les filles n’ont aucun moyen de redescendre sur les côtés abrupts du poteau. L’eau s’épuise, leurs téléphones n’ont plus de batterie et les vautours commencent à tourner en rond prets à les bouffer..

Le réalisateur britannique Scott Mann (Heist, Final Score) fait des merveilles avec un petit budget de 3 millions de dollars pour que deux heures passées à regarder le même gros bâton soient captivantes et chaque nouveau défi au bord du vide devenant progressivement plus insupportable jusqu’à ce que certaines scènes tardives soient vraiment difficiles regarder. Utiliser la technologie deepfake pour remplacer tous les « fucks! » avec des « monstres ! » pour obtenir une tranche d’âge inférieure et filmer sur une vraie tour (bien que beaucoup plus basse) au milieu d’un désert en proie aux tempêtes et aux termites, le making-of de Fall devrait être presque aussi passionnant que le film lui-même.

Les rebondissements peuvent être paresseux et la logique devient risible (attendez juste que les filles commencent à enlever leurs pompes…) mais Fall est toujours un film avec un sujet vraiment effrayant pour tous ceux qui détestent les hauteurs grâce à la réalisation de Mann et à une horreur parfaitement mise en scène. Pour résumer Fall est un bon film , bien prenant jusqu’au bout et tenant en haleine jusqu’à la fin : je recommande .

Complément d’infos :

Fall | 12 août 2022 (États-Unis) Synopsis:
Pays: États-UnisLangues: Anglais

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A propos Frere Yannick 1561 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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