Critique de film : Firestarter (2022)



Résumé du film Firestarter (2022) : Depuis plus de dix ans, Andy et Vicky sont constamment entre deux déménagements pour échapper à une agence fédérale obscure qui cherche à capturer leur fille Charlie. En effet, celle-ci dispose d’une faculté extraordinaire de pyrokinésie dont l’agence aimerait se servir pour créer une arme de destruction massive… Andy a appris à sa fille à maîtriser sa colère ou sa douleur qui déclenchent son pouvoir. Mais Charlie a désormais 11 ans et elle a de plus en plus de mal à maîtriser ses émotions – et donc le déclenchement du feu. Lorsque l’agence découvre le lieu où elle et ses parents séjournent, un mystérieux agent est envoyé en mission pour traquer la famille et s’emparer de Charlie. Mais la jeune fille ne compte pas se laisser faire…

Ressenti : Firestarter de Stephen King est un candidat parfait pour un remake estampillé Blumhouse. D’une part, il semblait que cela ne pouvait que croître en cachet culturel, car la version cinématographique de 1984 est même considérée par King comme l’une des pires adaptations de l’un de ses livres. Un autre avantage est qu’il s’agit d’un thriller plutôt maigre et à petite échelle d’un maître de l’horreur dont le travail peut souvent être gonflé et difficile à traduire. Et étant donné que Keith Thomas est à la tête de ce remake, on espérait qu’il apporterait une dose similaire d’étrangeté au film comme il l’a fait pour son premier long métrage, The Vigil. Hélas, ce Firestarter pétille comme un feu d’artifice humide.

Andy et Vicky McGee (Zac Efron et Sydney Lemmon) sont tombés amoureux lors d’un essai expérimental de médicaments pour télépathes supervisé par une agence gouvernementale secrète. Des années plus tard, ils ont transmis leurs capacités psychiques à leur fille, Charlie (Ryan Kiera Armstrong). Mais là où Andy a appris à contrôler son pouvoir de manipulation de l’esprit Charlie a du mal à contrôler sa pyrokinésie, à la frustration et à l’horreur de ses parents.

Le capitaine Hollister (Gloria Reuben), qui cherche Andy et Vicky depuis la naissance de Charlie, est alerté de l’endroit où se trouve la famille après que Charlie qui est un paria social dans son école libère ses pouvoirs de manière terrifiante lors d’une partie de balle au prisonnier. Par la suite, Hollister envoie Rainbird (Michael Greyeyes) un assassin amérindien, après la famille, conduisant Charlie et son père à prendre la route pour tenter d’échapper aux griffes mortelles de l’agence.

Le scénario de Scott Teems est primordial parmi les problèmes de ce Firestarter, qui réduit le récit déjà mince de King en une simple esquisse. Le générique d’ouverture du film fait sagement double emploi en tant que décharge d’informations sur le clan McGee et le traitement expérimental qui a changé à jamais leur vie, mais plutôt que de se lancer directement dans l’action avec Charlie et Andy en fuite et de remplir leur trame de fond en flashs, comme Le roman de King le fait, le film se concentre sur la préparation de leur évasion, et d’une manière léthargique qui semble à peine utile.

On ne peut pas en dire autant de la photographie à mise au point peu profonde, floue et désorientante, qui reflète un sentiment de paranoïa qui s’accumule au sein des personnages, même si c’est dans une mesure distrayante. Et une fois que Firestarter décide de se lever et de partir, il ne se débarrasse jamais de la timidité de son style et de son rythme. De même inerte est la partition du film de John Carpenter, Cody Carpenter et Daniel Davies. John Carpenter était attaché à la réalisation du film de 1984 avant d’être licencié du projet en raison de la sous-performance de The Thing au box-office, et pour ceux qui se sont toujours demandé à quoi aurait pu ressembler son Firestarter, le paysage sonore sans saveur ne le fait pas et on se laisse imaginer le pire.

Plus décevant, cependant, est la rapidité avec laquelle le personnage de Greyeyes disparaît du film. C’est probablement le résultat du fait que John Rainbird est l’une des créations les plus problématiques de King, un vétéran de la guerre psychopathe né d’idées à moitié formées sur le mysticisme amérindien, mais plutôt que d’essayer de réimaginer ou d’ajouter de la profondeur au personnage, les cinéastes ont simplement réduit leurs pertes en en l’utilisant comme un dispositif d’intrigue pratique et en l’épaulant avec une configuration de suite blême.

Quant à la fureur ardente de Charlie, elle est représentée par des rafales rapides qui n’explosent jamais en un pandémonium apocalyptique. Ce qui pourrait être dit à propos du film dans son ensemble, une production presque anachronique dont les éléments restent là inertes et mal gérés, le tout à la recherche d’oxygène créatif qui aurait pu déclencher la moindre étincelle. Je dirais que le film est un enième remake bien inutile …

Complément d’infos :

Firestarter Drama, Horror, Sci-Fi, Thriller | Mai 13, 2022 (United States)
Réalisateur: Keith Thomasscénariste: Stephen King, Scott TeemsActeurs: Zac Efron, Gloria Reuben, Ryan Kiera ArmstrongSynopsis: After being experimented on by a secret government entity called The Shop, Andy McGee develops psychic powers and meets the love of his life. Together they have a daughter with a power of her own and The Shop will stop at nothing to get them back.

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A propos Frere Yannick 1154 Articles
Grand passionné de Films d'horreur et fantastique depuis des décennies Fait partie du Projet : Court métrage de Darkmovies en tant que scénariste et réalisateur ainsi que de la création d'un futur projet ayant avoir avec le cinéma d'horreur en Belgique .

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